L’exposition Sherlock Holmes, de l’écrit à l’écran

a été conçue et réalisée par Thierry Saint-Joanis,

président fondateur de la

Société Sherlock Holmes de France (SSHF). 

Les pièces présentées viennent du musée SSHF, conservé à Saint-Sauvier,

dans l’Allier (mail@mycrofts.net).

Le personnage de Sherlock Holmes est celui,

de tous les héros fictifs et réels,

le plus souvent porté à l’écran à ce jour. 

Depuis 1900, on recense plus de 1 200 films

de cinéma et téléfilms. 

C’est bien plus que pour Dracula, Tarzan, Frankenstein, Napoléon Ier ou Jésus Christ.

Et cette liste est loin d’être close, car chaque année apporte de nouvelles productions. 

L’exposition retrace la carrière cinématographique du détective, de l’époque du muet jusqu’à nos jours, à travers affiches, photos, documents de promotion et accessoires ayant servis lors du tournage de certains films. 

Un plateau de cinéma reproduit le décor du salon de Sherlock Holmes au 221b Baker Street à Londres, tel que décrit dans les ouvrages de sir Arthur Conan Doyle.

Il est constitué de centaines d’objets qui évoquent chacune des soixante aventures de la saga littéraire, ainsi que la plupart de ses adaptations pour l’écran. 

« Sherlock Holmes à Vitrolles

intérieur Baker Street, scène 1…

Silence, on tourne, moteur… 

Action ! »

Renseignements : 04 42 02 46 50

culture.vitrolles@ville-vitrolles13.fr

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Légendes des documents exposés :

 

Photographies au mur

1 - Sherlock Holmes est la création de l’écrivain écossais Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930). 

2 - Ce panneau publicitaire américain de 1985, sponsorisé par le pétrolier Mobil, annonce la sortie d’une nouvelle saison de la série télévisée anglaise avec Jeremy Brett dans le rôle du détective.

3 - L’image de Sherlock Holmes doit beaucoup aujourd’hui non pas à son créateur, l’écrivain Arthur Conan Doyle, mais aux illustrateurs comme Sidney Paget, dans le Strand Magazine, en Angleterre, ou Frederic Dorr Steele, dans le Collier’s Weekly, aux états-Unis. Ils l’associent toujours à des accessoires comme ici la loupe et la pipe.

4 - Sherlock Holmes rencontre Conan Doyle. En fait, il s’agit du comédien britannique Eille Norwood qui interpréta le personnage du détective dans les années 1920. Cette photo a été prise au Trocadero Ballroom en 1921. Norwood était l’interprète de Sherlock Holmes préféré de Conan Doyle. Il reprit ce rôle 47 fois à l’écran dans des films muets, ce qui reste encore aujourd’hui le record pour un comédien. 

5 - Dans les livres de Conan Doyle, Sherlock Holmes enquête du début des années 1880 jusqu’à 1904. Il fait de nombreux séjours en France et, en particulier, dans le Sud, à Montpellier et dans la région d’Avignon, d’où est originaire la famille de sa grande-mère, née Vernet, détail généalogique qu’il confie au docteur Watson dans L’Interprète grec.

6 - Une rare édition (Arthur Boitte), au format journal, des premières aventures de Sherlock Holmes, diffusée au tout début du XXe siècle en France et en Belgique. Dans La Feuille Littéraire (8 pages) de juillet 1910, on trouve six aventures de Sherlock Holmes (L’Escarboucle bleue, La Bande mouchetée, Le Pouce de l’ingénieur, L’Aristocratique célibataire, Le Diadème de béryls et Les Hêtres-Pourpres).

7 - Un portrait de Sherlock Holmes, signé par l’illustrateur Frank Wiles pour la parution dans The Strand Magazine (1914-1915) du roman La Vallée de la peur. 

8 - 1908 - Viggo Larsen dans Sherlock Holmes I Livsfare (Sherlock Holmes aux mains des bonneteurs) : Holmes triomphe de Moriarty et de Raffles, le héros créé par le beau-frère de Conan Doyle, E. W. Hornung. Premier film d’une série danoise réalisée par Viggo Larsen (1880-1957). Ancien sergent de l’armée devenu acteur, Viggo Larsen a réalisé pour la société de production Nordisk, entre 1908 et 1909, une série de films adaptés de Conan Doyle dans lequel il interprète lui-même le personnage de Sherlock Holmes. Ces films ont aujourd’hui disparu. Cette affiche rare était destinée au marché allemand, réalisée par l’atelier de lithographie Adolph Friedländer, à Hambourg.

9 - 1922 - John Barrymore - Sherlock Holmes, film muet américain réalisé par Albert Parker où le rôle de Sherlock Holmes était tenu par John Barrymore (1882-1942) et celui de Watson par Roland Young. C’est un des rares films muets holmésiens dont on peut encore voir les images. Longtemps considéré comme disparu, c’est en 1970 que l’on a retrouvé plusieurs bobines de négatifs qui ont permis de le restaurer en 2000. Le scénario s’inspire de la pièce de théâtre de 1899 de William Gillette. 

En France, le film fut projeté pour la première fois le 1er juillet 1923 à Paris. 

John Barrymore est le grand-père de l’actrice et réalisatrice Drew Barrymore.

10 - 1932 - Arthur Wontner - The Sign of Four : film britannique avec Arthur Wontner (1875-1960). L’acteur anglais a notamment incarné Sherlock Holmes dans une série de cinq films entre 1931 et 1937 : The Sleeping Cardinal (1931), The Missing Rembrandt (1932), The Sign of Four (1932), The Triumph of Sherlock Holmes (1935), Silver Blaze (1937, titré aux états-Unis Murder at the Baskervilles). 

11 - 1939-1946 - Basil Rathbone et Nigel Bruce - Série de 14 films avec Basil Rathbone (1892-1967) et Nigel Bruce (1895-1953), le couple holmésien le plus célèbre au cinéma. Pourtant, au-delà de la notoriété qu’ils ont apporté aux personnages, ces deux comédiens ont pérennisé tout un ensemble de clichés absents de l’œuvre d’origine. Basil Rathbone est rapidement devenu prisonnier du personnage.

12 - 1984 - Les Aventures de Sherlock Holmes : série télé avec Jeremy Brett qui est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs interprètes du rôle. Il bénéficie de la qualité de l’adaptation qui s’inspire fidèlement des textes originaux tout au long de 41 épisodes jusqu’en 1994.

13 - La série avec Basil Rathbone compte 14 films : The Hound of the Baskervilles, The Adventures of Sherlock Holmes (1939). Sherlock Holmes and the Voice of Terror, Sherlock Holmes and the Secret Weapon (1942). Sherlock Holmes in Washington, Sherlock Holmes Faces Death (1943). The Spider Woman, The Scarlet Claw, The Pearl of Death (1944). The House of Fear, The Woman in Green, Pursuit to Algiers  (1945). Terror by Night, Dressed to Kill (1946). 

14 - 1988 - Michael Caine - Without a Clue (Elémentaire mon cher... Lock Holmes) avec Michael Caine et Ben Kingsley. Une des meilleures parodies des aventures de Sherlock Holmes au cinéma. Ici, Watson est le véritable détective génial de Baker Street et il engage un acteur raté, alcoolique et cabotin, pour tenir le rôle de son détective, baptisé « Sherlock Holmes ». 

Excédé par les bourdes de ce compagnon devenu encombrant, Watson décide de faire cavalier seul, mais c’est trop tard. Son Holmes lui a volé la vedette...

15 - 1959 - Peter Cushing - The Hound of the Baskervilles avec Peter Cushing et Christopher Lee (futur interprète de Sherlock Holmes et de Mycroft, il joue ici le rôle de sir Henry Baskerville). Premier long métrage holmésien en couleurs, produit par le studio Hammer, célèbre pour ses films de vampires et d’épouvante.

16 - Peter Cushing (1913-1994). L’acteur britannique a interprété Sherlock Holmes à plusieurs reprises. En 1959, il débute sa carrière holmésienne dans le film Le Chien des Baskerville de Terence Fisher. Le comédien doit y fumer la pipe, mais il n’aimait pas cela. Il avait donc toujours un verre de lait à portée de main pour enlever le goût du tabac après chaque prise. 

La société de production Hammer avait prévu de tourner plusieurs aventures du détective avec Peter Cushing, mais elle abandonna l’idée parce que ses fans préféraient voir des monstres. 

En 1968, Peter Cushing reprend son personnage dans la série télévisée britannique Sherlock Holmes, en succédant à Douglas Wilmer, aux côtés de Nigel Stock, dans les 16 téléfilms d’une série de la BBC diffusée en 1968 sous le titre Arthur Conan Doyle’s Sherlock Holmes. 

Enfin, il est de nouveau un Holmes âgé dans un dernier téléfilm, The Masks of Death, diffusé en 1984. Le téléfilm devait avoir une suite, intitulée The Abbot’s Cry, malheureusement l’état de santé de Peter Cushing (âgé de 70 ans) empêcha la réalisation de ce projet. à noter encore qu’en 1976, il a interprété le rôle de Sir Arthur Conan Doyle dans le téléfilm The Great Houdini avec Paul Michael Glaser (le Starsky de la série Starsky & Hutch) dans le rôle titre. Peter Cushing tourna ce petit rôle en quatre jours (du 12 au 15 mai 1976) après avoir terminé les scènes qu’il avait sur le film Star Wars de George Lucas. Cushing est décédé le 11 août 1994 à 81 ans.

17 et 18 - 2010/2017 - Benedict Cumberbatch - Sherlock est une série télévisée policière britannique, créée par Mark Gatiss et Steven Moffat, avec Benedict Cumberbatch (Sherlock Holmes) et Martin Freeman (Watson). Diffusée sur la BBC et France 4, elle compte 4 saisons de 3 épisodes de quatre-vingt-dix minutes, plus un épisode dont l’action, exceptionnellement, se déroule à l’époque victorienne. Sherlock Holmes est ici détective consultant. Son colocataire, le docteur Watson, est un ancien médecin de l’armée britannique blessé en Afghanistan. Holmes aide Scotland Yard à résoudre des enquêtes ardues en utilisant ses dons d’observation et de déduction, en faisant appel aux techniques actuelles comme Internet ou les téléphones portables. L’action se déroule de nos jours, mais tout ce qui fait l’univers holmésien dans les livres est conservé. Une excellente adaptation saluée par les holmésiens du monde entier. Les trois derniers épisodes tournés seront diffusés en France sur France 4, à partir du 17 mars 2017. Pour l’heure, les producteurs n’ont pas encore annoncé si la série est terminée ou si elle aura une suite.

19 - 2017/2018 - Sherlock Holmes contre Frankenstein : film français de Gautier Cazenave, produit par la société Marteau Films Production, en coproduction avec d’autres sociétés européennes. Le film réunira une distribution francophone et anglophone. L’histoire de ce Sherlock Holmes contre Frankenstein se déroule en 1898 et voit Holmes et Watson se rendre en Allemagne, à proximité du château des Frankenstein. Tous deux ont lu le roman de Mary Shelley et vont avoir du mal à dissocier la fiction de la réalité. Le tournage est en cours en Belgique. Le salon londonien de Baker Street sera reconstitué avec les éléments exposés aujourd’hui à Vitrolles, prêtés par la SSHF.

20 - 1989 - Illustration française de Jean-Claude Claeys avec une citation du Rituel des Musgrave.

21 - Duel au sommet des chutes du Reichenbach, près de Meiringen, en Suisse, entre Sherlock Holmes (Jeremy Brett) et le professeur Moriarty (Eric Porter) dans l’aventure Le Dernier problème.

22 - Basil Rathbone est célèbre pour avoir incarné Sherlock Holmes à 14 reprises, entre 1939 et 1946. En 1939, alors âgé de 47 ans, il avait vainement proposé ses services à son pays pour aller combattre. La série commence en 1939 avec deux grands succès pour la Fox : The Hound of Baskerville et The Adventures of Sherlock Holmes. La Fox décida alors de ne pas poursuivre après ces deux films. Dès octobre 1939, toutefois, Basil Rathbone et Nigel Bruce (le docteur Watson) débutent les enregistrements de The Adventures of Sherlock Holmes, l’adaptation radiophonique des aventures du détective. 

Parallèlement, ils tournent pour Universal douze films « holmésiens », des séries B d’une heure, bien éloignées de l’œuvre de Conan Doyle.

23 - 1976 - Roger Moore - Sherlock Holmes à New York : téléfilm américain. Roger Moore, l’interprète de James Bond, a lui aussi endossé la panoplie du détective avec, comme Watson, le John Steed de la série TV Chapeau melon et bottes de cuir (Patrick Macnee).

24 - Basil Rathbone - Lassé de Sherlock Holmes et ne voulant s’enfermer dans ce rôle (mais le mal était déjà fait), Basil Rathbone décida, en 1946, de ne pas renouveler son contrat pour les adaptations radiophoniques et de partir pour New York. 

Il eut alors de nombreux succès, tant à Broadway (il gagna en 1948 le Tony Award du meilleur comédien) qu’au cinéma (notamment dans des films d’horreur avec Boris Karloff, Bela Lugosi, Vincent Price ou encore Peter Lorre) et à la télévision (où il joua le 26 mai 1953 une nouvelle fois le rôle de Sherlock Holmes dans The Adventure of the Black Baronet, avec Martyn Green en Watson). 

Cette même année 1953, il incarna le détective au théâtre dans Sherlock Holmes, une pièce écrite par son épouse. Ce fut une pièce maudite : Nigel Bruce, trop malade pour tenir le rôle du docteur Watson, est remplacé par l’australien Jack Raine. Bruce meurt le 8 octobre 1953 alors que son vieux compagnon est en scène. Rathbone ne s’en remit jamais. La pièce, descendue par la critique new-yorkaise, ne fut jouée qu’à trois reprises. 

À la fin des années 50, Basil Rathbone monta un one man show, intitulé An Evening With Basil Rathbone, dans lequel il racontait ses souvenirs et récitait des textes littéraires. Il fit le tour des États-Unis avec ce spectacle. 

Basil Rathbone est mort le 21 juillet 1967 d’une crise cardiaque à l’âge de 75 ans. 

Il a trois étoiles sur le fameux Hollywood Walk of Fame d’Hollywood Boulevard : pour sa carrière au cinéma, à la radio et à la télévision. 

Il demeure, pour beaucoup d’holmésiens, un des meilleurs interprètes de Sherlock Holmes.

25 - En 1994, la Société Sherlock Holmes de France fut partenaire de la pièce de théâtre La Nuit du crime montée par Robert Hossein et décerna un diplôme, identique à celui exposé, aux spectateurs qui découvraient l’identité de l’assassin.

26 - La pièce Sherlock Holmes, de l’américain William Gillette, adaptée au cinéma en 1916, a été montée avec succès sur la scène parisienne au Théâtre Antoine en 1907 par le comédien Firmin Gémier que l’on voit ici en compagnie du groom Billy, vêtu d’un uniforme qui rappelle celui de Spirou, le héros de BD, et que vous pouvez voir sur le portant de vêtements devant vous. Le rôle de Billy fut joué par le comédien Charlie Chaplin (futur Charlot) alors qu’il était encore un adolescent, lors d’une tournée théâtrale en Angleterre.

27 - The Welcoming Inn, aquarelle de Douglas E. West (1979). Sherlock Holmes porte ici une casquette (deerstalker) et un manteau à cape (McFarlane ou Inverness) hérités des illustrations publiées dans les livres et des adaptations pour l’écran. Il n’est jamais ainsi décrit par Conan Doyle dans ses récits.

28 - Affiche du film The Adventures of Sherlock Holmes (1939) où le comédien Basil Rathbone porte la tenue devenue culte.

Les objets et le décor de cinéma :

La bannière officielle de la Société Sherlock Holmes de France, le club qui rassemble les holmésiens français (actuellement 2 800 membres) depuis 1993. À sa création, la Société Sherlock Holmes de France a choisi de prendre pour nom Les Quincailliers de la Franco-Midland. Il s’agit d’une référence à la nouvelle L’Employé de l’agent de change où est citée une mystérieuse société de quincaillerie, la Franco-Midland, dont le siège est à Birmingham en Angleterre, mais dont toute l’activité serait en France...

 

A - Vitrines Jouets : 

Voici un échantillon de produits dérivés Sherlock Holmes et, en particulier, des jouets illustrant des adaptations à l’écran.

  • Autour du film des studios Disney, Basil le détective, les héros en peluche et des épinglettes « collector ».

  • Une peluche du chien policier Scooby-Doo costumé en Sherlock Holmes.

  • Une pipe de modèle calebasse Sherlock Holmes pour déguisement.

  • Les figurines et la panoplie holmésienne de Snoopy.

  • Les figurines de Couette-Couette des Razmoket.

  • Une figurine et un document illustrant le manga Détective Conan.

  • Les figurines de la série télévisée d’animation italo-japonaise en 26 épisodes de Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki où les personnages sont des chiens, des loups ou des renards.

  • Le nouveau manga adapté de la série TV Sherlock BBC.

  • Les héros de South Park en tenue holmésienne (porte-clefs). l La Panthère rose en costume de Sherlock Holmes.

  • En bonus, le diplôme d’honneur décerné à Sherlock Holmes par la municipalité de L’Isle-sur-la-Sorgue, à l’occasion d’une visite de la SSHF en 1996.

 

B - Vitrines Plaque Watson : 

  • Cette plaque en bronze était sur la façade du cabinet du docteur Watson dans le décor de la série télévisée anglaise, produite par la Granada de 1984 à 1994, avec les comédiens Jeremy Brett (Sherlock Holmes) et Edward Hardwicke (Watson). Cette pièce unique a été offerte par l’équipe de production au comédien Edward Hardwicke à la fin du tournage. Quelques années plus tard, le comédien, résidant alors en Normandie, choisit d’offrir à son tour ce souvenir à la Société Sherlock Holmes de France pour qu’elle la conserve et l’expose.

  • Dans le coin haut droit, une photo prise en mai 1994 lors d’une émission de télé anglaise en hommage à la série avec Jeremy Brett, où le comédien se vit officiellement proposer la Légion d’honneur par Thierry Saint-Joanis, président de la SSHF, au nom de la République française, en souvenir de celle décernée au personnage dans l’aventure du Pince-nez en or pour l’arrestation de Huret, l’assassin du boulevard.

  • Pendant la Révolution française, un député de la circonscription d’Avignon nommé Sherlock a écrit au général Bonaparte dont nous avons ici un extrait de la correspondance conservée aux archives départementales. l Une photo dédicacée par les comédiens Robert Downey Jr et Jude Law.

  • Une pipe calebasse, dite « Sherlock Holmes », un modèle qui n’apparaît jamais dans les livres de Conan Doyle.

  • Un sifflet de la police londonienne.

  • Une série de loupes dont la plus récente est un modèle allemand pliant utilisé par Sherlock Holmes dans la série TV anglaise Sherlock (Benedict Cumberbatch).

  • Les affichettes des 14 films tournés, entre 1939 et 1946, par le duo Basil Rathbone et Nigel Bruce.

  • Une reconstitution pour un tournage du pouce coupé d’Hatherley et du hachoir utilisé par le colonel Warburton pour trancher ce pouce dans l’aventure du Pouce de l’ingénieur.

  • Une photo du comédien William Gillette dans le film Sherlock Holmes de 1916.

 

C - Praxinoscope : 

Ancêtre du cinéma, le praxinoscope fut inventé par Émile Reynaud en 1876. Il s’agit d’un jouet optique donnant l’illusion du mouvement. Pour cette démonstration, nous avons réalisé une animation avec Sherlock Holmes. 

 

D - Guillaume de Baskerville : 

Le moine franciscain Guillaume de Baskerville est un ancêtre de Sherlock Holmes, d’après l’écrivain italien Umberto Eco dans son roman Le Nom de la rose, immortalisé à l’écran par le comédien Sean Connery dans l’adaptation de Jean-Jacques Annaud. Le nom Baskerville, rendu célèbre par le roman de Conan Doyle, est d’origine normande. Un représentant de cette famille (Robert de Bascheville) était un compagnon de Guillaume le Conquérant.

 

E - Publications de la SSHF : 

Quelques publications éditées par la Société Sherlock Holmes de France (en vente sur www.mycrofts.net) dont un magazine mensuel illustré, Le Guide du film Sherlock Holmes de 1916 et le premier numéro du journal de la Société Sherlock Holmes de France, relatant sa création le 14 janvier 1993. Le premier objet de l’association, à but non lucratif (loi 1901), est de rassembler en France, dans tous les autres pays francophones, à San Remo en Italie, à Bruxelles en Belgique et à Birmingham en Angleterre, toutes les personnes qui s’intéressent à Sherlock Holmes. Son deuxième objet est de mettre en évidence tous les liens existant entre Sherlock Holmes et la France. Enfin, elle a pour vocation de créer un musée consacré à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle et à Sherlock Holmes. Cette exposition présente une partie des collections et du fonds documentaire actuellement conservés dans l’Allier. L’inscription à l’association est gratuite sur le site sshf.com

 

F - Une sélection de bandes annonces de films holmésiens plus ou moins connus, évoqués dans l’exposition.

 

G - Table de maquillage : 

Cet espace de maquillage reconstitué évoque à la fois le talent de Sherlock Holmes à se grimer et celui de ses interprètes. Dans plusieurs aventures, Holmes surprend Watson en portant des postiches et une perruque. Cette pratique du déguisement est repris dans la plupart des films holmésiens. Dans l’un des films les plus récents, Robert Downey Jr montre, en un long plan, comment il peut se transformer en Chinois en moins d’une minute pour tromper Irene Adler. 

 

H - Mannequin féminin : 

Un costume victorien féminin, clin d’œil au film avec Basil Rathbone intitulé The Woman in Green. 

 

I - Malles de costumes : 

Costumes victoriens pour des reconstitutions holmésiennes. Sur une des malles, on trouve une veste en grosse toile de teinte bordeaux. Elle vient de la prison anglaise de Princetown, dans le Dartmoor, théâtre du roman Le Chien des Baskerville. Cette tenue est celle portée par les derniers prisonniers. à l’époque victorienne, le costume des bagnards était marqué de flèches peintes sur la toile.

 

J - Portant de costumes : 

On trouve ici quelques tenues victoriennes comme une robe de danseuse, un maillot de bain masculin, deux uniformes de policier anglais (noir), un victorien et un contemporain, un autre de militaire (rouge), ainsi que quelques accessoires comme des bretelles. Il y a aussi l’uniforme de Billy, le groom. Cet adolescent assure l’accueil des clients de Sherlock Holmes. Il est « perspicace et plein de tact ». Ce n’est pas Conan Doyle qui le baptise Billy, mais le comédien américain William Gillette. Dans cinq aventures, un groom apparaît sans être nommé : A Case of Identity (1891), The Noble Bachelor (1892), The Naval Treaty (1893), The Yellow Face (1893) et Wisteria Lodge (1908). Ce n’est que dans The Valley of Fear (1914), The Mazarin Stone (1921) et Thor Bridge (1922) que Conan Doyle le prénomme Billy, reprenant le nom choisi par Gillette dans son adaptation théâtrale Sherlock Holmes, écrite en 1899. Billy est le diminutif de William (Gillette ?). En 1903, Charlie Chaplin, âgé de 14 ans, a incarné le groom Billy dans cette pièce lors d’une tournée anglaise.

 

K - La poursuite du Signe des quatre : 

Sur cette fresque peinte, on voit l’embarcation (L’Aurora) sur laquelle Jonathan Small et son compagnon Tonga, originaire des îles Andaman, tentent d’échapper à Sherlock Holmes lors d’une poursuite sur la Tamise, à Londres, à la fin du Signe des quatre, la deuxième aventure publiée du détective. Tonga tire des fléchettes empoisonnées sur le détective avec une sarbacane, pendant que Small, planté sur sa jambe de bois, menace ses ennemis. Finalement, d’un tir de revolver, Holmes tue Tonga. Notons que c’est la seule et unique fois que le héros tire sur un être humain dans ses 60 aventures. Small sera arrêté sur la berge boueuse après avoir abandonné sa jambe de bois et sa béquille.

 

L - étagère d’accessoires : 

Sur les rayons de cette étagère, des coiffures victoriennes et quelques éléments de costumes sont disposés. On reconnaît des casques de policiers et de militaires, des chapeaux melons et des hauts-de-forme, ainsi que des deerstalkers. D’autres coiffures ici présentées ont servi à Holmes pour des déguisements comme un chapeau de curé italien dans Le Dernier problème.

 

M - Le coin chimie - Sur un plateau de cinéma, les pièces d’une maison sont éclatées en modules. Cette partie du décor a été détachée du salon qui se trouve plus loin, pour permettre à la caméra de filmer la scène. Cet atelier de chimiste se trouve, dans la réalité, sur un des quatre pans de murs du sitting-room de Baker Street. Le détective, pionnier de la police scientifique, utilise la science pour résoudre ses enquêtes et, en particulier, la chimie, annonçant ainsi le travail des experts devenus aujourd’hui les héros de nombreuses séries télévisées. Il est l’auteur de nombreuses monographies compilant ses études sur les cendres de tabac, les empreintes de pas, la forme des oreilles et des mains, etc. Sur l’ardoise, on retrouve le code aux hommes dansants d’une de ses enquêtes célèbres. Sur la table, une carte postale représentant l’Hôtel du Louvre à Paris où est descendu l’espion allemand Hugo Oberstein dans Les Plans du Bruce-Partington. à droite, sur le sol, une cage conserve deux animaux dangereux : une vipère des marais, arme du crime dans l’aventure du Ruban moucheté, et un bébé de rat géant de Sumatra, rapporté d’une enquête évoquée par Watson dans son récit du Vampire du Sussex.

 

N - Sherlock Holmes - Le costume présenté ici est celui que le public s’attend à voir sur les épaules du détective. Pourtant, il n’est jamais décrit ainsi dans les 60 aventures signées par Conan Doyle. Cette panoplie, composée d’un manteau à cape et d’une casquette de chasse à deux visières (deerstalker) est apparue lors des nombreuses adaptations des textes au théâtre, au cinéma et à la télévision. Dans les textes originaux, Sherlock Holmes est le plus souventcoiffé d’un haut-de-forme et porte une redingote noire. 

 

O - La tête du chien des Baskerville.

 

P - Le réalisateur du film devant sa caméra.

 

Q - Le salon du 221B Baker Street.

Cette pièce est le point névralgique de l’appartement que partagent Holmes et Watson chez Mrs Hudson, leur logeuse. Ici, le détective reçoit ses clients au début d’une affaire, et c’est encore ici qu’il dévoile la solution du problème en détaillant les étapes qui lui ont permis de parvenir à la vérité. Autour de la cheminée, Holmes range son tabac, glissé dans une babouche transformée en blague. Ses cigares sont dans le seau à charbon. Sur le manteau, Holmes dépose le courrier en attente de réponse, les pièces à conviction de ses dernières enquêtes, les pipes qu’il fumera quand le problème à résoudre nécessitera une prise de distance avec le monde qui l’entoure, et quelques souvenirs comme ce portrait de son grand-oncle français, le peintre Vernet (L’Interprète grec) ou celui du Tigre de San Pedro, croisé dans l’affaire de Wisteria Lodge, un buste de Napoléon Ier, souvenir de L’Aventure des Six Napoléons, des pépins d’orange, envoyés par le Ku Klux Klan comme menace de mort à John Openshaw dans L’Aventure des cinq pépins d’orange, l’escarboucle bleue, la fameuse pierre précieuse dérobée à la comtesse de Morcar dans l’aventure de l’escarboucle bleue, etc. 

La journée à Baker Street commence souvent par le petit-déjeuner servi par Mrs Hudson qui a laissé son balai mécanique dans un coin de la pièce. Avant l’arrivée du premier client, Holmes et Watson découvrent leur courrier et la presse du matin que le détective dévore avec plus d’appétit que son breakfast. Sur le plateau, posé sur cette table orientale (d’après l’illustration de Sidney Paget pour La Maison vide), on découvre un portrait d’Irene Adler (Un scandale en Bohême), « LA Femme » qui a le plus compté dans la vie du détective, un message codé en hommes dansants, le parchemin de la malédiction des Baskerville, etc.

Aux murs, des objets rappellent les sports pratiqués par le détective comme sa paire de gants de boxe, son masque d’escrime, sa canne à pêche en bambou utilisée dans Le Rituel des Musgrave, ou l’enquête confiée par le roi de Bohême (masqué d’un loup noir) dans Un scandale en Bohême. C’est à cette occasion qu’il rencontre Irene Adler, l’aventurière américaine, contralto à La Scala, puis prima donna à l’Opéra impérial de Varsovie. Au sol, près de la peau d’ours (L’école du prieuré), le sac à dos suisse utilisé lors de la randonnée vers Meiringen, avec l’alpine-stock, son bâton de marche de montagne, et un exemplaire du Journal de Genève daté d’un jour fatal de mai 1891 (Le Dernier problème). 

Le détective est violoniste. Il a eu la chance de trouver un stradivarius pour quelques shillings (La Boite en carton). Parmi ses partitions, une œuvre d’Augusta Holmès, compositrice française d’origine anglo-saxonne (une cousine ?).

Sur les fauteuils et sur le tapis, le courrier et la presse du jour apportent de nouveaux éléments aux affaires en cours. Un unique haltère rappelle l’affaire de La Vallée de la peur. Sur le buffet, le tantalus, une cave à liqueurs (Un scandale en Bohême et Peter le noir) et le Gazogène Briet, ce curieux flacon à deux boules pour produire de l’eau gazeuse (Un scandale en Bohême et La Pierre de Mazarin). A côté du gramophone utilisé dans La Pierre de Mazarin, où joue une sélection des musiques de films holmésiens les plus fameux, un buste de Sherlock Holmes installé dans l’aventure La Maison vide pour tromper le colonel Sebastian Moran. Modelé par le sculpteur français Oscar Meunier, il était placé devant la fenêtre pour servir de cible à la balle tirée par le lieutenant de Moriarty, embusqué dans la maison faisant face au 221B. Le buste est revêtu d’une robe de chambre. Le détective en possède trois de couleurs différentes. 

A droite, le bureau du docteur Watson. C’est ici qu’il écrit les comptes rendus des enquêtes de son ami. Sur une feuille de papier, il vient de lister les compétences du détective (Une étude en rouge). Il conserve près de lui un portrait de son épouse Mary, née Morstan (Le Signe des quatre). Sur les étagères, on trouve un masque, souvenir de l’aventure de la figure jaune, et un portrait non encadré de Henry Ward Beecher, le pasteur abolitionniste américain (La Boîte en carton), un stéthoscope Laennec et des souvenirs de sa carrière militaire comme son stick d’officier du service médical de l’armée britannique, modèle 1870/1880, et des documents de la campagne d’Afghanistan où il a été blessé à la bataille de Maiwand, le 27 juillet 1880, d’une balle tirée d’un fusil semblable à celui posé contre la cheminée. 

Thierry Saint-Joanis

 
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